Développement durable

Déserts et le CO2

Nous sommes jusqu’à présent restés discrets sur nos actions car nous considérions, de part la nature même de nos voyages mais aussi par philosophie profonde, que c’était simplement «la moindre des choses» : si l’on veut continuer avec nos clients à profiter des beautés de cette planète, il nous incombe de la respecter, de participer à sa préservation et de travailler en bonne intelligence avec toutes les personnes de bonne volonté. Ainsi DESERTS fait partie des membres fondateurs de l’association qui est à l’origine du premier label français non autoproclamé de Tourisme Responsable : ATR.

Aujourd’hui, alors que les contextes sociaux, environnementaux et géopolitiques n’ont jamais été aussi mouvementés et, par certains égards préoccupants, nous devons sortir de notre réserve. Vous nous demandez aussi, en tant que voyageurs responsables, plus d’informations et de partage d’expériences sur ces sujets. Parmi les préoccupations environnementales majeures sur lesquelles il convient d’agir dès maintenant, figure le réchauffement climatique. Le transport aérien a été exclu des premières négociations internationales sur le sujet et l’industrie touristique n’entre pas dans le cadre du Protocole de Kyoto. Pour autant, depuis deux ans, DESERTS compense 100% des déplacements professionnels en avion de ses collaborateurs et incite à remplacer l’avion par le train à chaque fois que cela est possible, voire à remplacer le déplacement lui-même par une conférence téléphonique à distance.

Cette année, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure : désormais, pour tous nos clients, nous allons compenser 20% des émissions de CO2 de nos voyages. Cette compensation prélevée sur nos marges et donc sur nos bénéfices sera sans impact sur le prix des voyages pour nos clients. Un logo figurant sur chaque fiche technique et chaque page web indiquera le montant de cette compensation.

Dans le cadre des négociations en cours sur «l’après Kyoto», les compagnies aériennes se sont engagées à réduire de 20% leurs émissions de CO2 d’ici 2020, par rapport au niveau de 2005. En prenant en charge 20% de compensation sur les voyages hors France, nous nous inscrivons dans cette perspective dès maintenant, sans attendre 2020. Les sommes ainsi collectées seront reversées chaque année à la fondation Voyageurs que nous venons de créer. Cette fondation a pour objet, en particulier, de définir, gérer et suivre ses propres projets de reforestation afin de respecter notre engagement global d’une absorption de CO2 supérieure ou égale à 20% du total de nos émissions carbone.

En vous souhaitant des voyages inoubliables sur une terre préservée…


Agir pour un Tourisme Responsable

« Déserts » est membre fondateur de l'association ATR - Agir pour un Tourisme Responsable.
À partir de valeurs communes basées sur le respect, la solidarité et la qualité, ATR a pour objectif d'harmoniser les pratiques professionnelles de ses membres.

Chaque membre s’engage à obtenir la certification TOURISME RESPONSABLE AFAQ AFNOR. DESERTS a obtenu cette certification fin 2009. Et à ce titre il doit respecter des critères exigeants :

  • Promouvoir un tourisme permettant un développement durable pour les pays d’accueil.
  • Travailler à la préservation des cultures locales et dans le respect des différences et associer leurs clients à cette démarche.
  • Veiller à la juste répartition des retombées économiques générées par l’activité touristique en assurant une juste rémunération des services nécessaires à la construction d’un voyage ou d’un séjour.
  • Minimiser l'impact de leurs activités sur l'environnement


Critères disponibles sur :
www.tourisme-responsable.org
contact@tourisme-responsable.org

Téléchargez la charte ATR



L'environnemental

Eau, énergie, gaz à effet de serre, déchets, il y a tant à faire ! Globalement nous œuvrons pour systématiser le retraitement et privilégier l’utilisation de ressources durables, limiter ou corriger les impacts environnementaux de notre activité.

L’eau a été notre première préoccupation, notamment lorsque nous avons développé nos camps nomades exclusifs dans le Sud marocain et en Mauritanie (puits, incitation à l’économie de l’eau dans tous nos hébergements exclusifs, retraitement des eaux usées). Ces camps nomades sont aussi conçus pour respecter leur environnement d’accueil : aucune structure en dur, tout doit être démontable afin que l’espace naturel ne soit pas modifié si nous décidons de changer l’emplacement du camp.

Compte tenu de la problématique spécifique du transport aérien dans le voyage, nous nous engageons aujourd’hui fortement sur la consommation de co2 : sensibiliser nos clients et prestataires à cette problématique, compenser les émissions liées aux trajets aériens, privilégier des énergies neutres en co2 (solaire par exemple) dans nos hébergements chaque fois que cela est possible.

Papier
Nous avons modifié l’ensemble de nos supports et de nos filières d’approvisionnement afin de n’utiliser que du papier issu des usines Sappi Fine Paper Europe, fabriqué à partir de pâte blanchie sans chlore. Le bois utilisé pour cette pâte provient de forêts certifiées du label Forest Stewardship Council (FSC). Ces papiers sont exempts d’acide et entièrement recyclables. Depuis 2008, 100 % de notre papier est FSC. Nous n’éditons plus de brochure depuis 2008 et dans la mesure du possible toute notre communication est « numérique » : mail, carnet de voyage, dossiers ventes...

Parc informatique, imprimantes, cartouches et toners
Mise en place progressive d’un programme de remplacement des unités centrales de chaque poste par un système de « client-léger ». Un poste « client-léger »représente 10% du volume plastique et composants non recyclables d’une unité centrale classique. En 2007, tous les nouveaux postes ont été installés en clients légers. Depuis 2008, nous poursuivons notre objectif pour que 80% du parc soit équipé au fur et à mesure du remplacement des unités centrales, les 20% restant répondant à des besoins spécifiques non satisfaits par ce matériel.

Recyclage
Nous avons mis en place une démarche globale de recyclage qui aujourd’hui nous permet de tracer et vérifier le recyclage de 100 % de nos anciennes brochures, de nos postes informatiques, des cartouches d’encre de toutes les imprimantes et consommables informatiques. En outre, le tri sélectif de l’agence parisienne est assuré par une compagnie privée, les déchets sont tracés, ce qui permet de remonter à tout moment la filière de traitement.


Unitaid et la taxe de solidarité

En 2000, tous les membres des Nations Unies se sont mis d’accord pour définir les "objectifs du millénaire pour le développement" dont les buts principaux sont de diviser par deux l’extrême pauvreté dans le monde (1 milliard d’êtres humains vivent avec moins de 1 dollar par jour), de soigner tous les êtres humains du sida, paludisme et tuberculose, et de mettre à l’école primaire tous les enfants du monde d’ici à 2020.

L'aide publique au développement est aujourd'hui insuffisante pour réaliser ces objectifs. Elle ne fournira que la moitié des besoins nécessaires à l’atteinte de ces objectifs - 80 milliards de dollars en année pleine. Il faut donc de nouvelles ressources plus stables et plus prévisibles afin d'améliorer les conditions de vie des habitants des pays en développement. C'est dans cette perspective qu'a été créée, en 2006, la "facilité internationale d'achat de médicaments" contre le sida, la tuberculose et le paludisme, UNITAID. Grâce aux efforts conjoints de quatre pays fondateurs (Brésil, Chili, France et Norvège), rejoints par le Royaume-Uni et des organisations partenaires comme l'OMS, l'UNICEF, ONUSIDA, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et grâce au soutien d'organisations non-gouvernementales et de fondations, comme la Fondation Clinton, ce qui n'était encore qu'un projet il y a quelques mois, est devenu réalité.

Nous avons été les premiers en France et malheureusement parmi les seuls dans notre profession à prendre partie dès le départ et de manière publique en faveur de l’institution de la taxe de solidarité assise sur les billets d’avion et dont le montant permet de financer des projets d’amélioration de la santé dans les pays les plus pauvres.

Nous soutenons donc activement Unitaid, organisme qui dépend de l’ONU et qui gère les sommes versées par les Etats (aujourd’hui 30 pays) qui se sont engagés à mettre en œuvre une contribution de solidarité sur les billets d’avion essentiellement consacrée au financement d’Unitaid,

Le fonctionnement d'UNITAID est simple et transparent : aucune bureaucratie n'a été créée puisqu'UNITAID est hébergée par l'OMS et sa gestion contrôlée par les pays bénéficiaires et les ONG partenaires. Grâce aux 300 millions de dollars récoltés en 2007, UNITAID a déjà engagé des actions en faveur de 100 000 enfants séropositifs en Afrique et en Asie, de 65 000 malades du sida réfractaires aux premiers traitements, de 150 000 enfants touchés par la tuberculose et fournira 12 millions de nouveaux traitements contre le paludisme. Les frais de gestion sont réduits à 3% des sommes collectées grâce à l’hébergement de l’OMS et une organisation particulièrement efficace. La mobilisation internationale permet d'ores et déjà d'envisager un budget de 500 millions d'euros pour 2009.

Pour en savoir plus : www.unitaid.eu